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Mercredi 16 avril 2008
Dans notre rubrique témoignage des métiers militaires, nous vous présentons aujourd'hui le témoignagne d'un Bigor devenu conseiller en insertion professionnelle.

"Un bigor n'est pas un artilleur qui fait des séjours outre-mer, c'est un marsouin qui sait tirer au canon"...



Nous accueillons Jean-Michel GILLE, adjudant, qui a occupé le poste de chef d’antenne du bureau d’aide à la reconversion Haute-Normandie.

1) Mon parcours militaire.

Engagé à 17 ans à l’école nationale des sous-officiers d’active à Saint-Maixent, le 06 janvier 1976, en fin de classe de seconde avec un BEPC. Nommé sergent en août 1976, je choisis, à la sortie de l’école, l’arme des Troupes de Marine avec spécialité « artillerie sol-sol ».

Je rejoins l’école d’artillerie à Draguignan où je passe le CT1 et suis affecté au 3ème Régiment d’artillerie de marine à Vernon (Eure) que je rejoins en avril 1977.

J’y exerce successivement les fonctions de  chef de pièce, (un canon, 10 hommes) puis instructeur aux CME-CTE et enfin sous-officier chef d’équipe reconnaissance topographie (10 hommes). Pour chaque fonction principale, nous exerçons tous une fonction secondaire et j’aurais successivement la responsabilité d’un magasin NBC, puis armurerie et enfin matériel des transmissions et d’optique. Dans chaque cas, le responsable magasin a la responsabilité de l’entretien, des mises en réparation et du bon fonctionnement du matériel de la compagnie. Dans ce régiment, en plus des manœuvres dans les différents camps  de France (Suippes, Canjuers, Valdahon, Sissones, Mourmelon…) je participe aussi à 3 stages commando et intervient 3 fois sur les côtes bretonnes pour lutter contre la marée noire. (Amoco Cadiz et Tanio).

En novembre 1981, je rejoins le régiment d’infanterie de marine du pacifique/Nouvelle Calédonie et je suis affecté à la batterie d’artillerie à PLUM. J’y serais de nouveau chef de pièce pendant un an puis mécanicien artillerie la 2ème année. J’aurais aussi la responsabilité du magasin des matériels de génie et navigation. Là aussi, 2 stages commando et des sorties dites « de brousse » au contact de la population locale. Je passerai mon CM2 à Nouméa

En novembre 1983, je suis affecté au 9ème Rama à Trèves en Allemagne, que je rejoins en février 1984. Je suis d’abord chef d’une équipe de préparation des tirs et adjoint au chef de section puis chef de l’équipe du détachement de liaison et d’observation. J’ai aussi la responsabilité du magasin NBC. Je fais d’ailleurs un stage à Caen à l’école NBC. Plusieurs activités en plus des manœuvres d’artillerie. Surveillance aux frontières (attentats conte les intérêts américains en Allemagne), manœuvres inter-alliées, contrôle (radio activité) des véhicules lourds en provenance de l’est après l’explosion de Tchernobyl. Je passe mon CT2 durant cette période.

A ma demande, et pour me rapprocher de mon domicile et de ma famille (Nouméa et Trèves en célibat géo), je change d’arme et rejoins en août 1988 le 8ème régiment de transmissions à Suresnes (Hauts de Seine). Je prends les fonctions de responsable du service régulation automobile pendant un an (entretien d’une vingtaine de véhicules légers et lourds et je passe mon permis Transport en Commun, responsable des 16 conducteurs et des missions qui leur sont imparties) puis je deviens adjudant de Compagnie et enfin, affecté à l’état major du régiment au bureau administration et instruction des militaires du rang.

En 1992, je prends 3 mois de congé sans solde et tente l’aventure du civil en travaillant dans une entreprise de transport de fruits et légumes comme responsable logistique. Départ précipité et après ces 3 mois, retour au 8ème RT. Je reprends mon poste au Bureau administration et instruction. Nommé adjudant entre temps je prends en août 1998, la responsabilité d’un bureau budgets achats factures avec 3 autres sous-officiers sous ma direction. En 1997, j’ai passé l’examen du BSTAT administration et soutien de l’homme, avec stage à Rochefort.

En 2000, mon unité est restructurée et je suis affecté à l’état-major de la RTNO à Rennes, pour emploi à Rouen où j’ai la responsabilité de la création de l’antenne du Bureau d’aide à la reconversion de Haute-Normandie. Je fais le stage accompagnateur reconversion à Hyères. J’ai avec moi, un personnel civil et je suis en charge du suivi et de la mise en œuvre de la politique de reconversion pour la région. Montage des dossiers de reconversion, visite des stagiaires militaires en entreprise ou en centre de formation.  Je ferais plusieurs stages aux CIR de Toulouse, Lyon, Strasbourg et au centre de ressources et développement des compétences de l’ANPE à Lille. J’occupe ce poste jusqu’en mai 2005 où je pars moi-même en congé de reconversion, par le biais d’une SAE. Je prends en juin 2005 l’emploi de conseiller en insertion professionnelle en mission locale, d’abord en CDD 5 mois puis en CDI.

A ce jour j’occupe toujours ce poste.                                                              

2) Difficultés rencontrées

Au début de ma carrière, la 1ère vraie difficulté a été de partir de chez moi à 17 ans vers un univers inconnu. Mais comme tous, finalement. Par la suite, tous les changements vécus, tant que j’étais célibataire ne m’ont pas posé de difficultés dans la mesure où ils étaient souhaités et attendus. Ce n’est que lorsque j’ai été marié qu’il y a eu de vraies difficultés. Car il a alors fallu composer avec le travail de mon épouse qui voulait légitimement « faire sa carrière ». D’où le célibat géographique, le changement d’arme et sans doute comme ultime répercussion, une carrière freinée puis stoppé au grade d’adjudant.

Comment procéder pour résoudre ces difficultés ? Il s’est simplement agit d’établir des priorités. Qu’y a-t-il de plus important pour moi? la vie de famille, mon métier, mes enfants ?

Dès que ces priorités ont été établies et que mon épouse et moi étions OK pour aller ensemble en ce sens, les difficultés même si elles existaient, sont devenues plus facilement résolvables.

Cependant, une très grosse difficulté rencontrée a été, la durée du célibat géographique, dès lors qu’il n’y avait pas de fin prévue. Dès l’instant où mon changement d’arme a été accepté, une date de mutation identifiée, tout fût plus facile.

L’autre grosse difficulté a été la reconversion. Quitter un univers où on ce sent comme un poisson dans l’eau et être capable de réussir sa reconversion, alors même qu’elle n’est pas forcément souhaitée mais imposée par mon statut (limite d’âge) est extrêmement difficile. J’ai bénéficié d’une grande chance : être moi-même dans la filière reconversion, mais avec ce risque de jouer les « cordonniers mal chaussés ». J’ai pu construire mon réseau pour réussir à partir comme je le souhaitais.

3) Quelles fonctions m’ont le plus intéressées.

J’en citerais 3 :

En premier lieu, lorsque j’ai été chef d’équipe reconnaissance et topographie dans mon 1er régiment. Cette fonction me permettait d’allier mon goût du terrain et des activités extérieures avec une certaine technicité et de prises d’initiatives. J’étais responsable du choix du lieu d’implantation des pièces d’artillerie et du choix de la méthode à utiliser pour calculer les coordonnées exactes de cet emplacement, avec une grosse obligation de résultats. (un obus, c’est 50 kilos d’explosifs qu’on envoie à 15 ou 20 kms). Il s’agissait là de mettre en pratique ce que j’avais appris lors de mon CT1.

Ensuite, lorsque j’ai pris la responsabilité du bureau Budget-achats-factures au 8ème RT sous couvert du chef des services administratifs. Un copain occupait précédemment ce poste et il quittait l’armée. Il m’a parlé de cet emploi et m’a convaincu que je devais me déclarer volontaire auprès du chef de corps qui cherchait son remplaçant. Toujours fâché avec les chiffres depuis mon enfance, je découvre à ma grande surprise que je suis très intéressé par ce travail. Le contact avec les fournisseurs, la négociation des commandes, le sentiment d’être beaucoup plus considéré par mes chefs directs (serait-ce parce que j’avais en quelque sorte, les sous ?) Là aussi, la part laissée à la prise d’initiatives me plait beaucoup, ainsi que le sentiment de mieux comprendre le fonctionnement du régiment. Afin de réussir dans cette fonction qui ne correspondait pas à l’origine à ma formation, je me suis essentiellement reposé sur les compétences de mon adjoint, employé dans sa spécialité, en lui faisant confiance et en n’hésitant pas à lui demander son avis. Je pouvais aussi compter sur mon chef des SA. Tous deux m’ont permis de mener à bien ma mission.

Enfin mon dernier poste comme chef de l’antenne reconversion de Haute-Normandie. Seul à Rouen, mes chefs à Rennes, je gère mon emploi du temps en totale autonomie et organise mes journées comme je l’entends. Du jamais vu pour moi à l’armée. Je n’ai comme obligation que mon compte rendu téléphonique hebdomadaire avec le chef du BARC de l’EM/RTNO.

Avec en plus, ce sentiment de vivre entre les deux mondes civils et militaires et la surprise de rencontrer beaucoup de gens très intéressés par l’armée, ses personnels et ses métiers. D’être en quelque sorte le représentant d’une certaine culture et de certaines valeurs reconnues. Dans ce poste où j’avais très peu de consignes de la part de mes chefs, je me suis beaucoup imprégné de l’expérience d’un officier de réserve, travaillant à la CCI et qui n’a pas hésité à me faire bénéficier de son réseau de connaissances.

4) Quelles compétences pour mener à bien ces fonctions ?

En premier lieu, celles acquises par la formation militaire suivie. Ensuite celles prodiguées par les anciens qui nous accueillent dans les régiments, puis celles que l’on se forge au fil du temps et des écueils.

Donc se baser sur ce que l’on connait, faire preuve d’initiatives, respecter les hommes que l’on dirige, leur montrer notre capacité à faire nous-mêmes ce que l’on exige d’eux (je n’ai pas dit faire à leur place) mais faire parfois avec eux. Etre également capable d’actualiser en permanence ces connaissances.

5)Difficultés rencontrées. Comment les surmonter

Dans mon dernier poste, il a fallu tout créer. Négocier un bureau avec le délégué militaire départemental pour y installer l’antenne BARC. Négocier également le mobilier, le matériel informatique et un véhicule. La DMD était « corps support », mais l’intérêt d’un bureau reconversion ne lui apparaissant pas primordial, ce fût assez ardu.

Une fois obtenu, à force de persuasion, de négociations et « d’arrangements » grâce à la solidarité sous-officier, je suis entré dans une phase nouvelle pour moi, à savoir le contact avec le monde civil ! Prise de RDV téléphonique, visite d’entreprises, d’organismes de formation. Ces difficultés ont été surmontées en prenant mon courage à 2 mains et en bénéficiant du réseau relationnel d’un officier de réserve qui à bien voulu m’en faire bénéficier. J’étais quand même très centré sur le monde militaire depuis mes 17 ans et pas forcément très à l’aise dans le monde civil. Alors on se jette à l’eau, d’autant qu’il y avait quand même une nécessité de résultats (chiffres à renvoyer au BARC chaque fin de mois)

6) Poste correspondant le mieux à ce que j’ai fait

Bien sûr je citerais le poste que j’occupe aujourd’hui.

Cela dit, des postes liés à la mise en œuvre de projets, liés à la prise de contacts et à l’entretien d’un réseau, favorisant le relationnel peuvent tout à fait convenir.

Il s’agit surtout de postes mêlant à la fois un travail de type tertiaire et d’activités de terrain à l’extérieur de l’entreprise. Mais je dirais également des postes avec une certaine « marge de manœuvre » permettant un travail en autonomie et la prise d’initiatives.


Nous vous remercions pour votre témoignage.
par Patricia publié dans : Métiers militaires
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Dimanche 6 avril 2008

Vous vous demandez parfois pourquoi malgré tous les conseils avisés que l’on trouve sur le net ou auprès de professionnel, vous n’arrivez pas à décrocher un emploi. Il est humain de s’en prendre aux conseilleurs, l’ANPE est souvent la cible préférée des candidats, ou aux recruteurs qui ne savent pas choisir les bons candidats. Il y a du vrai dans ces critiques mais il y a aussi du faux. Comment faut-il faire pour mieux s’armer dans sa recherche d’emploi.


Photo : collage

Avant de produire un CV et une lettre de motivation (dossier minimum de candidature), portons un regard sur les situations hétérogènes dans lesquelles un candidat peut se trouver. Nous sommes tous unique au regard d’une recherche d’emploi. La première différence vient des raisons qui nous poussent à chercher un emploi. Pour certains, il s’agit de trouver une activité pour subvenir au frais familiaux et pour d’autres ce sera une évolution de carrière, ou encore de réaliser un nouveau métier, etc. A chacun de nous incombe un choix plus ou moins forcé (licenciement). Chaque situation conduit à un comportement propre, souvent accompagné par un stress plus ou moins grand à gérer tout au long de sa recherche d’emploi.

Quels sont les effets de cette situation dans une recherche d’emploi ? En règle générale, les personnes qui sont dans le besoin vont négliger ou bâcler les étapes fondamentales de la recherche d’emploi. Leur CV devient une corvée. Il est peu représentatif du véritable talent du candidat et conduit souvent à des emplois précaires. Ceux qui sont en situation plus confortables prendront le temps de peaufiner leur CV et surtout prendront le temps de se préparer pour bien réussir.

Après cette première réflexion, il s’agit pour le candidat de bien penser à son projet professionnel. De quoi s’agit-il ? Un projet, comme son nom l’indique, est une idée que l’on va développer pour aboutir à un métier que l’on va pratiquer dans une zone et un domaine définis. C’est l’objectif à atteindre pour réussir son dossier de candidature et ses entretiens. Sans cette réflexion, le candidat s’appuie sur des arguments qui ne sont pas forcément ceux attendus par le recruteur ou l’entreprise.

L’avantage de ce travail en amont est une très bonne connaissance du métier dans ces moindres aspects et une bonne définition des attentes du candidat. Combien d’entre vous a déjà fait ce travail ? et combien ont estimé cette étape inutile ?

La réussite dans une recherche d’emploi commence par une bonne définition de ces objectifs et attentes. Le projet professionnel vous permet de faire ce bilan et cette réflexion. Quelque soit votre situation de départ, ne négligez pas cette étape.

 

Vous trouverez sur ces liens les principaux guides les mieux adaptés pour votre recherche d’emploi.

« Guide pour agir » de l’ANPE, http://www.carrefouremploi.org/minisites3/paris2006/guideagir.php

Les règles de candidatures (syntec/regionjob) http://redaction.blog.regionsjob.com/index.php/category/Conseils-aux-candidats/page/2

Guide du CV et de la recherche d’emploi : http://www.efirst.com/XXXdetail.asp?Code=6300100

Si vous avez des questions concernant ce sujet, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

par Patricia
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Lundi 31 mars 2008
par Patricia publié dans : publications hors blog
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Samedi 29 mars 2008
par Patricia
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Mercredi 19 mars 2008
Nous avons choisi de vous proposer une méthode orginale pour présenter certaines anecdote de notre métier ainsi que des petits conseils sous l'aspect humoristique. Il ne s'agira que de certains points bien précis et viendront compléter l'ensemble de nos billets ici présentés.

Nous présentons dans cette première planche, l'équipe d'aquilae ressources humaines.

N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires sur ce billet. Les retours sont d'excellent moyen de progresser. 

BD-1-copie-1.jpg
par Patricia
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Lundi 17 mars 2008
Nous vous avions présenté en première partie ce qui nous intéressait dans la partie administrative du CV. A présent nous allons nous concentrer sur la partie formation. Qu’est-ce qui, selon nous, fera la différence entre deux candidats.
Le niveau d’étude :
Plus une personne avance dans des études plus elle est spécialisée dans un domaine précis. Tous les postes à pourvoir n’ont pas besoin d’une telle spécialisation. Les entreprises ont de plus en plus besoin de personnes polyvalentes.
Les diplômes ou titres sont de bons indicateurs des connaissances acquises, encore faut-il en connaître le contenu. Ce qui n’est pas toujours le cas, puisque chaque établissement scolaire propose son propre programme pour atteindre une spécialité reconnue « commune ».
Le niveau d’étude est pris en compte lorsque cela est indispensable.
Ce que nous aimerions trouver dans les CV
Nous ne connaissons pas tous les diplômes existants. Il nous est donc difficile de dire que telle école a une formation mieux adaptée que telle autre. Aussi, si un candidat nous présente le contenu de son dernier diplôme en mentionnant les matières étudiées dans l’ordre de son choix, cela nous guidera dans la comparaison et l’apport de connaissance de chaque candidat.
Il n’est pas utile de décrire tous les diplômes, mais ceux en rapport avec le poste à pourvoir.
Que ferons-nous de ceux qui ont une expérience et pas le diplôme équivalent ?
Nous regarderons si leurs  compétences développées au cours de  leur expérience professionnelle correspondent à celles attendues dans le poste à pourvoir. Si elles correspondent, l’expérience sera prise en compte au même niveau que les diplômes. Les validations des acquis de l’expérience (VAE) sont la preuve que l’on peut avoir une expérience professionnelle aussi riche qu’une formation universitaire. Mais ce n’est pas toujours valable. Chaque cas nécessite une attention particulière.
 
Nous sommes à l’écoute de vos avis sur cette approche.
par Patricia publié dans : CV
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Samedi 15 mars 2008
La semaine du handicap va se terminer demain. Cela veut-il dire qu'après cette date nous devons cesser nos efforts ? Non, certainement pas. Que ce soit dans nos comportements quotidiens, comme ne pas occuper une place de parking réservée aux handicapés, ou dans le cadre du travail, nous devons apprendre à tolérer les différences. 

Perception de l'handicap

Lorsqu'on parle d'handicapés nous pensons immédiatement aux personnes en fauteuil roulant. Ce n'est pas anodin comme réaction. Regarder le logo à quoi il fait référence 
handicap.jpg Il est donc difficile pour tout le monde de penser autrement sauf si dans l'entourage d'autres handicaps apparaissent.

Un handicapé c'est une personne qui possède une déficience physique ou mentale. Cela peut être 
- auditif : sourd et malentendant, 
- visuel : aveugle ou malvoyant, 
- moteur : dysfonctionnement de membre, inactivité ou amputation conduisant à une mobilité réduite, mais aussi et moins connus les problèmes de colonne vertébrale empêchant la levée de poids, le maintien longue durée en position debout, 
- etc.

Le recrutement et le handicap

A notre niveau, la mention du handicap sur le CV nous préviendra qu'en cas de présélection de ce candidat pour l'adéquation potentielle de ses compétences au poste de travail, il nous faudra aménager notre entretien en fonction du handicap afin de faciliter la communication. Le logo comme évoqué ci-dessus ne nous dira pas votre handicap et donc ne nous permettra pas de nous équiper en conséquence (par exemple, prévoir un interprète des signes pour les sourds et malentendants).

Comme pour les autres candidats, une personne handicapée sait qu'en proposant sa candidature elle doit être en mesure d'exercer au poste sélectionné.

Quant à la sélection, ce seront les meilleurs profils pour le poste qui seront retenus. Il n'y aura pas de préférence attribuée du fait même du handicap par rapport à la personne valide. Tout comme la personne handicapé ne sera pas rejetée pour son handicap et selon les règles anti-discriminatoires préconisées par la HALDE. Nous considérons que recruter un handicapé à la place d'un valide pour ce motif est aussi discriminant pour la personne valide. Nous sommes pour l'égalité des chances. 
par Patricia publié dans : l'actualité de l'emploi
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Vendredi 14 mars 2008
contr-leur-a-rien.jpg

Aquilae Ressources Humaines vous invite à découvrir les métiers exercés au sein des armées. Aujourd'hui nous accueillons Nicolas L'HUILLIER, Adjudant qui a occupé le poste de contrôleur aérien de circulation militaire.
1 - Les militaires peuvent exercer plusieurs fonctions dans leur carrière. Pouvez-vous nous raconter votre parcours.
J'ai obtenu mon bac E en 1989.
J'ai passé le concours sous officier en 1990 et je suis parti en école le 21 janvier 1991.
J'ai été affecté à Cambrai en 1992 où j'ai passé toutes mes qualifications jusque maître contrôleur en 2003.
J'ai été muté à Creil en 2006.
 
2 - Quelles ont été les difficultés rencontrées à chaque changement et comment avez vous procédez.
La seule difficulté a été ma mutation en 2006 à Creil.
Il faut prendre sur soi et regarder autour de soi.
 
3 - Quelle fonction vous a le plus intéressé ? pouvez-vous nous expliquez ce qui vous a plu et ce que vous avez fait pour réussir dans cette mission.
Le métier de contrôleur est passionnant car très varié.
Je l'ai exercé en France et à l'étranger.
 
4 - Quelles sont, selon vous, les compétences nécessaires pour mener à bien cette fonction.
Rigueur, sang froid, esprit d'équipe.
 
5 - Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées et qu'avez-vous fait pour les surmonter ?
Pas de réelles difficultés rencontrées.
 
6 - Quel est, selon vous, le poste de travail en entreprise correspondant le mieux à ce que vous avez fait et pourquoi ?
Gestion de ressources car nous travaillons en équipe et nous supervisons une petite équipe de 3 à 5 personnes.
 

Nous vous remercions pour votre témoignage."

Comme vous pouvez le constatez, un militaire bénéficie d'une formation obligatoire au cours de sa carrière qui lui permet de développer des connaissances indispensable à l'exercice de sa spécialité. Les compétences développées dans le cadre de son métier sont décrites par l'adjudant Nicolas L'Huillier de la manière suivante :

"
Gestion des ressources humaines
Gestion du personnel à poste.

Gestion infrastructure
Maintien en condition opérationnelle de l’infrastructure de l’aérodrome.
Inspection plate-forme et activation des services concernés par les réparations
Optimisation du fonctionnement du matériel sol (radio, radar, télécommunications, radionavigation).
Accueil des visiteurs ( conférences, exposés). 

Contrôle aérien
Management du personnel et de l’activité aérienne de la salle radar et de la tour
Optimisation de l’utilisation du site (cadences avion, maintenance des matériels).
Responsable de l’activation du plan de secours d’aérodrome (pompiers, SAMU, SMUR, Préfecture, Gendarmerie etc.) En charge de la mise en alerte, recherche, 
Localisation des accidents aériens

Adjoint sécurité informatique de l’unité"

Pour en savoir plus : http://www.aerocontact.com/training/ac_train_fiche.php?ID=00036

par Patricia publié dans : Métiers militaires
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Mercredi 5 mars 2008

Dans l'article précédent, nous vous présentions les déterminants inividuels et organisationnels du harcèlement moral. Ce résultat pourrait ne pas s'éterniser s'il n'était pas encouragé par le silence des témoins. Doit-on les blâmer ? c'est la réaction que nous retrouvons bien souvent. Dans cette deuxième partie sur le harcèlement, nous  vous proposons de comprendre ce silence et ce qui fait son existence et ses conséquences grâce aux témoignages recueillis par Sylviane Lauro.

La victime responsable de ces violences

Les chercheurs en psychologie sociale se sont depuis longtemps intéressés aux processus de jugement des valeurs que nous utilisons pour juger un individu. L'erreur fondamentale d'attribution (Ross, 1977), montre qu'un individu (peu importe ses croyances) va privilégier des explications dispositionnelles au détriment des explications situationnelles. 
Prenons l'exemple de la caissière italienne, le silence des collègues peut être lié à "elle est malade, elle n'est pas en mesure d'occuper son poste comme nous". 

La théorie du monde juste (Lerner, 1980) nous explique que le hasard n'existe pas et que cette croyance nous pousse à considérer la victime comme une provocatrice de cet état. Dans ce cas, les témoins vont chercher à trouver des causes personnelles à la victime ("elle ne devrait pas s'habiller ainsi", "t'as vu son décolleté, faut dire qu'elle le cherche", etc.).

Ce renforcement de l'idée qu'une victime est en partie responsable des violences dont elle fait l'objet maintient l'illusion d'un monde juste et vise à écarter le témoin des violences de l'idée qu'il pourrait être victime à son tour.

Le silence comme moyen de cohésion

Les systèmes de cohésion mis en place dans les sociétés reposent bien souvent une rétention de l'information afin de maintenir une certaine incertitude et d'éviter toute possibilité de communication. Les systèmes "malades" vont désigner un "bouc émissaire" afin d'éviter l'éclatement du groupe et le déclin d'une organisation. Le groupe va donc élire un "patient désigné", dont la fonction sera de masquer le problème organisationnel. 

Selon la théorie de la dissonance cognitive (Festinger, 1957), les salariés vont rationaliser la violence au quotidien. Les petites violences vont entrer dans les moeurs et faire partie de ce qui est tolérable dans l'entreprise. Cette rationalisation permet aux témoins de sortir du malaise induit par l'inconfort de cette situation de dissonance (déséquilibre psychique entre nos valeurs et la réalité) et contribue au silence et à l'inaction.

Cette rationalisation va favoriser la rupture avec la victime qui préfèrera l'ignorer plutôt que de réactiver ce malaise et les conséquences pour elle. 

Les conséquences pour la victime

La peur et le sentiment d'injuste augmente chez la victime. Elle va perdre ses repères, son identité et peut entrer dans un processus psychopathologique ou dans un processus morbide la poussant à porter atteinte à ses jours ou à autrui.

Que faire pour éviter cela ? 
Deux actions sont nécessaires. 
La première concerne la médecine du travail qui doit prendre en compte l'état de la victime et la diriger vers les spécialistes qui pourront l'aider à sortir de ce traumatisme.

La seconde au niveau de l'entreprise, en touchant le "climat de travail", les relations inter-équipes et interindividuelles. Seule une approche interactionnelle permet de détecter les causes de la défaillance d'un système : pouvoir mal attribué, équipe divisée, etc.

par Patricia publié dans : condition de travail
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Mardi 4 mars 2008
ll est souvent de mise et de tradition française de critiquer le travail des autres. Aussi, nous recruteurs, nous sommes souvent mis en avant pour nos erreurs de sélection ou sur le choix de nos critères. En consultant le magazine Agora Vox, un reporter explique comment vous vous sélectionnez une personne, les critères, les présupposés et les conditions à remplir. 

Quel lien avec le recrutement et la vie en entreprise? C'est simple, votre méthode est identique à celle qu'utilisent les recruteurs et vos employeurs. 

Vous commencez par définir votre besoin : je cherche un homme ou une femme (ici il n'y a pas de discrimination possible, on tolère), son âge (il faut que cela colle avec notre image), son physique (les embonpoints peuvent se comprendre selon l'âge), les enfants (avec ou sans, cela fait la différence).
Aucun critère sur la compétence de l'homme ou de la femme à devenir un bon conjoint, capable d'écoute et d'attention, qui saura s'intégrer à votre vie n'est pris en considération.

Lors de vos recherches, vous exigez d'abord le respect de vos critères (comme le fait une entreprise) et vous voyez après s'il fera l'affaire ou pas (comme une entreprise).

 Le recrutement et la période d'essai : Si vous décidez de vous marier (comme pour un contrat en CDI), vous allez vérifier durant une période d'essai si votre conjoint sera à la hauteur (des fiançailles à un jour avant le mariage). Durant cette période, le conjoint fera tout ce qui est en son pouvoir pour vous séduire (période d'essai en entreprise) et vous validerez votre décision par votre mariage (signature du contrat définitif).

La signature du contrat et la réalité : Mais voilà, après cette longue période de charme pour gagner votre place, vous vous essoufflez un peu. La relation est moins forte.

Les conflits sociaux : Puis avec le temps, les relations se font plus houleuses, l'un veut prendre le dessus de l'autre, etc. Puis vient l'annonce du divorce (le licenciement).

Le licenciement : Vous êtes convaincu que la relation est impossible, que vous ne satisfaisez pas ensemble aux objectifs que vous vous étiez fixés. Vous allez engager une procédure onéreuse, vous battre pour vos droits, et rechercher ailleurs un autre conjoint (ou peut être pas).

Comme vous voyez, vous aussi au moment du choix de votre conjoint vous avez été soumis à l'influence de vos sentiments et des apparences. Comme tous les recruteurs lorsqu'ils doivent choisir le candidat qui sera le mieux pour l'employeur. 

Alors avant de montrer du doigt ceux qui essaient de faire avec leur moyen, du mieux possible pour être non discriminant (ce que vous ne faites pas) et juste, demandez-vous ce que vous feriez à sa place. Cela ne l'excuse pas, c'est son travail d'évaluer et de repérer les bons profils, tout comme il est obligé de se prémunir des risques de discrimination que les situations lui imposent.


par Patricia publié dans : l'actualité de l'emploi
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